Stress et découverte de soi

19 Oct 2020

Par le Dr. Paul Dupont

Extrait du chapitre « Le stress dans le cerveau »

« Le stress dépend essentiellement de la façon dont l’individu peut répondre à sa sollicitation, soit le sujet suit le circuit d’un désir le poussant à chercher une bonne solution à un problème, soit il se laisse emporter par les circuits mettant en jeu les projections situées au niveau du cerveau droit, ce qui peut être souvent pré­judiciable à sa santé, car inadapté. Cela ne veut pas dire que les émotions localisées au niveau du cerveau droit soient d’origine négative ou liées au mal, mais tout simplement qu’elles étaient nécessaires dans la vie préhistorique ou chez l’animal inférieur, car ceci correspondait au seul moyen de défense qu’avait l’animal.

Ces quelques explications sur des découvertes récentes permettent de mieux comprendre encore comment les pensées et les émotions négatives telles que l’envie, la jalousie, la haine, la colère, la rancune mais également les regrets, l’angoisse, la crainte et le pessimisme peuvent induire des circuits délabrants pour l’équilibre du Moi intérieur et des centres psychiques. De telles pensées, de telles émotions créent des conditions néfastes pour l’organisme et empêchent l’énergie curative de s’écouler normale­ment par l’intermédiaire du système sympathique. A l’inverse, des pensées positives comme l’altruisme, la générosité, le pardon et la tolérance, l’amitié, la fraternité et l’Amour peuvent stimuler en nous cer­tains centres psychiques et mettent en mouvement les circuits qui régénèrent l’ensemble des centres de l’être, les plexus, les organes et chacune de nos cellu­les. »

Extrait du chapitre « La visualisation »

« Le problème des personnes qui doivent faire face au stress de surmenage mental vient du fait que leur activité mentale et parfois physique est telle qu’ils prennent l’habitude d’être sans cesse en phase d’activité intellectuelle. Ils ont en eux comme un disque qui tourne sans cesse et délivre à leur conscience un flux incessant de directives, d’espoir et d’émotions en rapport avec leur travail. Ces personnes souhaitent être efficaces, veulent être utiles et pouvoir prendre des décisions pour mieux diriger leur vie, la planifier et parfois même planifier celle des autres. Cet excès de mentalisation crée une surcharge d’ordre et de désir intellectuels qui étouffent complétement le Moi intérieur et ses propres désirs, sauf si ces sollicitations proviennent du Moi intérieur lui-même mais dans ce cas, elles sont furtives et bien cernées. Il faut donc bien prendre garde dans la visualisation de ne pas tout concentrer sur les nécessités matérielles, intellectuelles et physiques. Ceci est un piège dans lequel tombent beaucoup de ceux qui prônent la visualisation. »

Extrait du chapitre « L’alchimie mentale »

« Lorsque aujourd’hui, certains disent que pour lutter contre le dystress, il suffit de s’isoler mentale­ment, de se distraire ou de faire du sport, ils ne résol­vent que temporairement le problème. S’il est vrai que ces méthodes sont valables d’un point de vue physique, elles ne sont pas suffisantes sur le plan psychique, émotionnel et psychologique. Toute per­sonne qui entretient en elle les germes d’un conflit ne peut parfaitement évacuer ce dystress si elle ne transmute pas ses pensées par Amour et par l’Amour. […]

Lorsqu’un dystress vous assaille et que trouver la solution à un problème est impossible, il faut utiliser cette méthode très simple qui est de changer le motif de vos doléances mentales en focalisant vos pensées sur autre chose. Si vous avez constaté en vous par exemple une habitude mauvaise, le mieux, plutôt que de la combattre de front au risque de créer un refoulement, c’est de s’attacher à concentrer ses désirs et ses aspirations vers une autre habitude meilleure qui prendra la place de la première. »